L'enchanteresse

L'enchanteresse
Voilà un texte commencé en 4° (je suis maintenant au lycée) dans lequel je me suis relancé hier soir...

I Révélation.


Cours d'
espagnol. Hélène discutait avec sa voisine pendant que sa professeur expliquait une règle de grammaire. Elle s'ennuyait toujours pendant ce cours. Mais il fallait avouer que Melle Atteznor n'avait pas le moindre don pour captiver ses élèves. Bien au contraire...
Hélène
et sa meilleure amie étaient donc plongées dans une discussion sur un garçon dont Eve était secrètement amoureuse. Cette dernière était persuadée qu'elle n'avait aucune chance tandis qu'Hélène n'avait de cesse d'affirmer qu'il était fou d'elle. Comme preuve, elle n'avait rien trouvé de mieux que les regards que le garçon posait sans arrêt sur Eve.
lène était en train d'exposer sa brillante théorie à son amie, tout en prenant garde de ne pas se faire entendre ou voir par leur professeur, lorsqu'elle crut apercevoir une sorte de lueur bleutée derrière la fenêtre. Mais à peine avait-elle cligné les yeux, que celle-ci avait disparue. « J'ai du rêver » songea la jeune fille. Elle allait reprendre son explication passionnante quand un courant d'air plutôt violent ouvrit brusquement une fenêtre de la salle, faisant ainsi sursauter les deux amies. Lise, qui était la plus près de la fenêtre allait la refermer mais un homme surgit brusquement. Il était de taille moyenne, avait de courts cheveux bruns et des yeux gris. Il aurait pu paraître tout à fait normal mais le fait qu'il planait au dessus du sol contredisait cette idée. Il tenait une sphère lumineuse en argent entre ses mains. La classe se mit alors à paniquer et à vouloir sortir de la salle mais l'homme cria un ordre et toutes les personnes présentes se virent avancer vers le fond de la classe bien malgré eux. Leurs jambes ne leur obéissaient plus.
L'hom
me leva alors la sphère au dessus de lui et celle-ci se mit à briller. Des rayons apparurent et se posèrent sur chaque élèves comme pour les sonder. Hélène sentit alors une désagréable sensation. Comme si on fouillait au son esprit pour y trouver des souvenirs. Des souvenirs qu'elle avait elle-même oubliée. Son c½ur se mit alors à battre rapidement, un flot d'images et d'émotions la submergèrent. Elle voyait une femme se battre contre des monstres, elle ressentait la peur d'être vaincue. La femme envoyait une petite fille en larmes dans un autre monde. L'enfant était terrifiée. Elle s'accrochait désespérément à la femme qui lui promettait qu'elles se reverraient. Puis la femme utilisa une pierre rouge, il y eut un éclair et tout devint noir. Plus de femme, plus de monstre et plus cette enfant. Hélène réalisa alors que la petite fille n'était autre qu'elle. Tout fut alors clair dans l'esprit de la jeune fille. La femme qui se battait était en fait sa véritable mère, l'Enchanteresse. Elle avait envoyé sa fille sur Terre pour la protéger et au moment venu, elle deviendrait Enchanteresse et devrait protéger la Terre et le rubis de l'Origine qui contrôlait l'histoire de l'Univers. S'il tombait entre de mauvaises mains, les conséquences seraient catastrophiques et la personne le possédant pourrait écrire l'histoire et devenir maître du monde et y fairegner le chaos. Cela ne devait jamais arriver.
L
e rayon émanant de la sphère disparut alors et l'homme contempla les élèves, un sourire aux lèvres.
«
Bien, l'Enchanteresse est donc ici... » Il se tue quelques instants, dévisageant les pauvres collégiens effrayés et reprit : « Montre toi Enchanteresse ! » Personne ne bougea. Une pensée était présente dans l'esprit de chacun. Cet homme était-il fou ?
«
Idiote ! » Il prit alors violemment des élèves et les força à se mettre debout. Il fit apparaître un couteau sous la gorge de chacun. « Si tu ne te montres pas, je tue tes petits camarades... »
Il y avait Eve parmi les personnes qu'il avait choisi. Elle ne pouvait pas le laisser faire. Mais d'un autre côté, si elle se montrait, elle mettait le rubis en danger... Elle ne savait pas quoi faire.
« Très bien, c'est toi qui le veux... déclara l'homme en rapprochant les couteaux.
- No
n ! arrêtez ! c'est moi ! »
T
ous les regards se tournèrent vers Hélène qui venait de se lever. Mais que faisait-elle ?
« Prou
ve-le !
-
Je...
-
Tu veux être la cause de la mort de tes amis ?
-
Entendu... »
Tous é
taient tournés vers Hélène. Comment allait-elle agir à présent ? ils pensaient qu'elle mentait pour sauver les autres... Aussi, ils furent estomaqués lorsque l'adolescente se trouva enveloppé dans un cocon de fumée. Lorsque celui-ci disparut, Hélène s'était complètement changé. Elle portaient de hautes bottes de cuir noir, un short moulant et un haut qui soulignait joliment ses formes. Sur son bras droit, elle arborait un unique gant et sur son front était incrusté une pierre rouge, tel un bijou indien. Ses cheveux étaient attachés en une élégante queue de cheval.
« Relâc
hez les maintenant !
- Tout c
e que tu voudras chère Enchanteresse... » Il les fit tomber violement dans la petite foule d'élèves et reporta son attention sur Hélène.

# Posté le jeudi 14 septembre 2006 11:54

Modifié le vendredi 29 juin 2007 11:43

Le vampire

Le vampire
Voilà un texte qui change un peu des autres... Il est partit d'un rêve qu j'ai fait cette nuit.

Le vampire


Il fa
isait nuit, il faisait froid. Un carrosse avançait silencieusement à travers l'obscurité. A la fenêtre de celui-ci, on pouvait apercevoir une jeune femme belle comme le jour, mais aussi indomptable que le vent. Après un long et pénible voyage en Allemagne, elle revenait dans son pays, la France.
Elle
n'avait qu'une hâte : être chez elle et savourer un repos bien mérité. Elle somnolait lorsque d'un brusque mouvement, le véhicule s'arrêta. Le cocher lui annonça que le voyage était arrivée chez elle. Soupirant de contentement, elle attendit qu'on lui ouvre la porte. Un domestique s'empressa de le faire. Elle descendit et, sans prendre la peine de le remercier ou de lui accorder ne serait-ce qu'un regard, elle le congédia.
Elle
observa l'imposante demeure qui lui faisait face. Enfin elle était de retour. Elle avança et remarqua soudain une lueur provenant de sa chambre. Qui avait osé pénétrer son manoir ? Elle avait pourtant chassé tout ses laquais la veille de son départ. L'un d'eux était-il resté ? Visiblement furieuse, elle se dirigea à grandes enjambées vers la porte, bien déterminée à châtier cet intrus.
Lorsqu'elle entra dans la pièce, elle vit un homme assis, le regard fixé sur la lumière vacillante d'une chandelle, plongé dans ses pensés. Lorsque la propriétaire des lieux fut à ses côtés, il ne se leva pas ; se contentant de la fixer de ses yeux sombres et effrayants.
«
Qui êtes-vous ? et que faites-vous ici ? » interrogea froidement la femme en tentant de ne pas prêter attention à la beauté captivante de son interlocuteur.
En effet, ses traitslicats, les courbes élégantes de son corps et son regard peant envoûtaient quiconque posait son regard sur lui. Il observa la frêle jeune femme quelques secondes, se leva et répondit :
«
Disons que je me suis égaré et que j'ai trouvé refuge dans votre maison. De plus, j'avais faim...alors j'ai attendu que la maîtresse des lieux daigne se montrer. »
Sa vo
ix était à peine plus élevée qu'un murmure, et aussi inquiétante et angoissante qu'une menace.
« Vous
m'attendiez ? pourquoi cela ? Vous aviez tout le loisir de vous servir dans la cuisine.
- Je
suis un régime assez... particulier...»
L'homme sourit et s'approcha de son 'hôtesse'. Tout en avançant, il souleva la commissure de ses lèvres et laissa apparaître une canine. Bien plus pointues que la norme. La femme eut un sursaut. Elle recula. Le vampire s'avança plus près. Elle fit un nouveau pas en arrière et l'homme répéta son geste. Ce manège se renouvela jusqu'à ce que la femme se retrouve adossée au mur et ne pouvant plus fuir.
Il
était tout près d'elle. Elle pouvait sentir l'odeur de la mort qui se dégageait de lui. Il fit un nouveau pas et se retrouva face à sa proie. Quelques centimètres seulement séparaient leurs visages. Le vampire s'approcha de l'oreille de sa victime et murmura quelques mots. Elle rougit. La femme aurait voulu fuir, hurler, appeler à l'aide. Mais elle en était parfaitement incapable. Le vampire si près d'elle brouillait ses pensées. Il est si beau... elle était prisonnière de son charme. Elle sentait une vague de désir monter en elle. Elle avait maintenant envie qu'il la morde.
Une
part de son esprit tentait de la raisonner, de la pousser à agir, mais elle n'y parvenait pas.
L
e vampire l'observa avec amusement. Les humains étaient facilement manipulables. Il aimait jouer avec eux. Il déposa un tendre baiser sur les lèvres de sa victime puis s'intéressa à son cou. Lentement, il abaissa son visage et s'approcha d'une veine. Il huma l'odeur du sang, et n'y tenant plus, affamé, il plongea ses longues canines dans la chair de la femme qui gémit de douleur. Une fois rassasié, il quitta la pièce, aussi furtif qu'une ombre, laissant derrière lui le corps d'une jeune femme livide, vidée de son sang, avec pour seule trace de son passage, une marque dans son cou et une odeur sur ses lèvres...

# Posté le samedi 14 octobre 2006 14:35

Modifié le mardi 12 juin 2007 07:51

Jumeaux

Jumeaux
En tant que grande fan de Tokio Hotel, j'ai écrit une fic sur eux. Enfin surtout sur Bill et Tom. Elle est inspirée d'une interview.

Jumeaux.

T
om était dans la voiture avec son père. Il regardait le paysage défiler en écoutant la musique de Samy Deluxe. Il rentrait chez lui après une longue journée.
Il a
vait passé la journée à un festival de musique non loin de Magdeburg. Le jeune garçon s'était beaucoup amusé, mais cette journée avait eu raison de son énergie. Il était complètement épuisé et n'avait qu'une envie, retrouver son lit malgré le fait que la soirée ne soit pas très avancée. Il avait peine à garder les paupières ouvertes. Son père lui jetait de temps à autres quelques regards attendris. Son fils était si calme. C'était chose rare. En temps normal, il était toujours le premier à s'amuser, bouger et faire tourner les gens en bourrique. Il débordait de vie. Une vraie pile. Tout comme Bill, son frère, qui était cependant légèrement plus réservé.
Tom s
omnolait, laissant ses pensées divaguer. Soudain, il ressentit une brusque douleur au ventre, une douleur venant du plus profond de lui-même. Une sensation qu'il ne pouvait ressentir qu'à cause d'une seule personne. Son frère jumeau. Bill. Depuis toujours, un lien existait entre eux et chacun savait lorsque quelque chose n'allait pas chez l'autre. Et c'était le cas en cet instant même. Il se redressa brusquement, faisait presque sursauter son père.
« Papa, arrête toi ! Il faut appeler maman.
- Q
uoi ? Maintenant ? Qu'est ce qui se passe ? interrogea Jörg.
- Il
est arrivé quelque chose à Bill !
- Comment tu le sais ?
- Je sais
pas. Je le sens, c'est tout. Papa s'il te plaît, arrête toi ! »
Sac
hant que pour Tom, Bill était plus important que tout et que son fils ne paniquerait pas s'il n'y avait rien, il accepta de s'arrêter. Il se gara au bord d'une route déserte, et descendit de sa voiture avec son portable. Il composa le numéro de chez lui face à un Tom affolé. Le sonnerie retentit une fois, deux fois, trois fois et quelqu'un finit par décrocher. Ce n'était pas Simone la mère des garçons, mais Gordon leur beau-père.
« Jörg ? Je
suis content que vous appeliez. Bill a été emmené d'urgence à l'hôpital. Il s'est fait piquer par des moustiques et il a fait une réaction allergique plutôt violente.
- Quoi ? A l
'hôpital ? Où exactement ?
- A Loi
schte. Simone et lui viennent de partir.
- Très bien
merci. »
J
örg raccrocha au nez de Gordon et regarda son fils. Celui-ci avait entendu toute la conversation et observait son père, les yeux affolés. Rapidement, ils remontèrent dans la voiture pour aller à l'hôpital.
« Comment as-t
u su pour Bill ? demanda Jörg perplexe.
- Je te l
'ai dit. Je l'ai senti » répondit Tom d'une voix lointaine.
Son pè
re ne préféra pas insister et se contenta d'appuyer sur la pédale de l'accélérateur. Un quart d'heure plus tard, ils étaient à l'accueil de l'hôpital pour avoir des renseignements sur l'état de Bill.
« Bill Kaulitz. Il est arrivé il y a peu de temps à cause d'une allergie.
- Je cherc
he monsieur, attendez quelques secondes.
- Dépêch
ez-vous ! insista Tom.
- Chambre
110 jeune homme, répondit la jeune femme sèchement.
-
Merci. »
Ils
se dépêchèrent et trouvèrent la chambre. Alors que Jörg s'apprêtait à frapper, Tom se précipita dans la chambre sans se soucier des convenances. Il y trouva Bill, allongé sur un lit qui cherchait vainement à échapper à sa mère. Il semblait bien se porter.
« Bill !
»
Tom se rua
sur son frère sous le regarde surpris de sa mère qui ne comprenait pas ce qu'il faisait ici. Elle regarda sur le pas de la porte et aperçut son ex-mari. Elle lui jeta un regard interrogateur et il articula silencieusement : « je t'expliquerai »
Tom qu
ant à lui bombardait son frère de questions en fixant avec inquiétude son cou enflé.
«
T'es sûr que ça va ?
- Oui. C'est juste des piqures de rien du tout.
- La prochaine fois, tu fais attention, tu m'as fait peur ! s'exclama Tom.
-
Arrête, on dirait maman ! répliqua Bill en lançant un regard en coin à sa mère.
-
Idiot ! » dirent en ch½ur Simone et son fils.
M
ais ce dernier ponctua sa remarque par une claque que Bill lui rendit quelques secondes plus tard. Une féroce lutte allait alors s'engager entre les deux garçons lorsqu'un médecin arriva.
« Alors jeune homme, à ce que je vois, tu vas mieux,clara t'il.
-
Oui. Je peux même sortir.
- Doucement. Il faut d'abord que je t'examine. Ce n'est pas rien trois piqures lorsqu'on est allergique.
- Très bien... » concéda Bill.
L
e médecin ausculta donc le garçon. Ce dernier grimaça de douleur lorsqu'il lui pressa légèrement les boursouflures présentes sur son cou. Après cet examen, le docteur nota sur un papier le traitement dont le jeune chanteur aurait besoin pour faire disparaître ces marques. Simone le remercia et put quitter l'hôpital avec ses deux fils. Jörg, quant à lui, dit au revoir à ses enfants et rentra chez lui un peu nostalgique.

# Posté le dimanche 25 mars 2007 09:08

Modifié le lundi 02 avril 2007 08:05

Introduction

Introduction
Depuis le temps que je dis (du moins je crois ^^) que je veux devenir écrivain, je dois bien fournir une petite preuve... Et quoi de mieux qu'un texte pour preuve ? J'ai hésité avant de le mettre ici, mais comme je l'ai mis sur mon blog perso, alors pourquoi pas ? Il s'agit de l'introduction de mon futur best-seller (l'espoir fait vivre !). Comme vous pouvez le constater (du moins lorsque vous l'aurez lu), je me suis cassé l'arrière train à tout écrire au neutre (et c'est d'un chiant à faire !) de manière à ce qu'on ne sache pas immédiatement l'identité du personnage principal... Sur la dollz (la tite image qui illustre chaque article), j'ai essayé de faire un autre personnage du livre.



L'avion s'envole...
J
e regarde une dernière fois mon pays, celui qui m'a vu naître. Cette terre qui m'a vu grandir et évoluer. Je l'observe et grave ces images dans mon esprit. Les reverrais-je un jour ? C'est peu probable. Je ne cille pas. Mon regard est fixé au sol tandis que l'appareil se rapproche dangereusement des nuages.
Ca
y est. C'est fini. Un immense brouillard me bloque la vue.
Le
temps passe. Je ne parle pas. Je ne bouge pas. Je contemple les fines gouttelettes d'eau posées sur la vitre. Elles sont là, éphémères. Elles finiront par s'évaporer, ne laissant pour trace de leur passage, qu'un vague souvenir, une image sans nom, avant de retomber vers un lieu inconnu. Tout comme moi...
Po
urquoi dois-je partir ? C'est injuste. Pourquoi m'oblige t'on à m'adapter à un milieu qui n'est et ne sera jamais le mien ? Comment peut-on priver son unique enfant de ses marques, de ses repères ?Je hais mes parents. Je ne voulais pas partir. Ma vie n'est pas là-bas.
Uneche de cheveux blond me tombe devant les yeux. Ce n'est pas leur couleur naturelle. Est-ce que ça va se remarquer ? Peu m'importe. Pourquoi ferais-je des efforts pour me faire accepter ? Je ne veux pas être comme eux. Je ne suis pas comme eux. Je parle peut-être leur langue, je connais peut-être leurs coutumes, mais mon c½ur reste dans ce pays que j'ai quitté.
Je
me moque des origines de mon père. Je n'ai aucun rapport avec eux. Je ne peux pas l'admettre.
« Ma
man... pourquoi ? » « Papa...s'il te plaît... »
T
outes mes supplications n'auront servies à rien. Mes larmes, mes provocations, mes colères...tout aura été inutile.
Je
les déteste. Mais ils n'en ont que faire. Eux, ils sont heureux, ils n'ont rien perdus. Juste leur enfant. Ce n'est pas une grosse perte...ils en auront d'autres... je ne suis rien. Juste un boulet à trner. Juste un problème. Juste une personne à qui on impose sa volonté.
Sans cesse je revois leur conversation à mon sujet...de simples bribes de phrases, mais c'est si douloureux...
« ne t'en fais pas... » « une simple question d'habitude... » « nous réglerons vite ce probme... » « des amis on s'en fait partout... »
Et si
ce n'est pas une question d'amis ? Ont-ils seulement pris la peine de me demander ce qui ne va pas ? Bien sûr que non. Qu'à t'on à faire de mon avis ? Il ne vaut rien.
« c
e problème... » suis-je réellement un problème ? Est-ce que je les dérange ?
J'
ai envie de hurler à m'en casser la voix. J'ai envie de pleurer à m'en dessécher les yeux. J'ai envie de me plaindre de mon malheur. J'ai envie de m'apitoyer sur mon sort. Mais ce dont j'ai le plus envie, c'est qu'on m'écoute.
J
'ai l'impression d'être au milieu d' une foule d'inconnus, sans aucun moyen de retrouver mon chemin. J'ai beau réclamer assistance, personne ne peut m'aider.
Je suis devant un gouffre sans avoir d'autres choix que celui de sauter. Je tombe.
Aidez moi...

# Posté le lundi 11 juin 2007 05:43

Malaise

Malaise
Ceci est une fanfiction sur le manga Gravitation. Ceux qui ne connaissent pas risquent de ne pas comprendre grand chose étant donné que l'action se passe après le dernier épisode de l'anime.
En ce qui me concerne, je n'aime pas du tout cette fic mais elle me trottait dans la tête tant et si bien que je ne parvenais pas à écrire autre chose. J'ai eu beaucoup de mal à la terminer, mais finalement, j'y suis arrivée sans pour autant l'apprécier. De plus, il y a pleins de passages que j'aurai voulu écrire mais que finalement je n'ai pas fait sinon je n'y serais jamais arrivé ! ^^
J'ai écrit sur Tohma car c'est le personnage sur lequel j'ai flashé dans la série ! Il a une voix dans l'anime........ ^^"




MALAISE


Allongé sur le lit
froid du vaste appartement qu'il occupait à New York, Tohma laissait ses pensées divaguer. Il songeait à la journée épuisante qu'il avait eu à affronter. Il était parvenu à retrouver Eiri. Comme il l'avait présagé, ce dernier s'était rendu là où sa vie avait basculé. L'appartement de Yuki Kitazawa. Un lieu où s'étaient déroulés bien trop de drames. Où trop de vies s'étaient brisées. A commencer par celle d'Eiri. Lorsqu'il avait aperçu ce dernier, le c½ur de Tohma avait manqué un battement et il avait du retenir à grand peine une exclamation de peur en le regardant fixer l'arme à feu qu'il tenait entre ses mains. Il resta un moment interdit, n'osant plus bouger, submergé par les remords et, lorsqu'enfin il s'était décidé, Shuichi était apparu. Le pianiste était resté quelques minutes à les écouter, puis, voyant que le chanteur avait su éviter le pire, il était partit.
Seguchi ne
dormit pas cette nuit là. Il avait parcouru la ville, de rues en rues et ses pas l'avaient mené d'eux-mêmes au petit cimetière où était enterré Yuki. Il ne fut qu'à peine surpris d'y voir Eiri et ce dernier l'avait observé quelques secondes avant de se retourner.
« Eiri-san, où vas-tu
?
- Je rentre à la maison.
Chez moi » avait-il répondu sans même prendre la peine d'accorder un nouveau regard à son interlocuteur.
Tohma ava
it tout d'abord été surpris par le ton serein que l'écrivain avait employé puis meurtri par la ranc½ur qu'il devinait dans sa voix. Et lui-même avait quitté le paisible endroit.

Le jeune homme soupir
a. Il pensa alors à Mika, sa femme. Elle attendait probablement des nouvelles. Il ne se sentait pas la force de tout lui raconter en détail. Il savait qu'il le devrait à un moment ou un autre, mais pas encore. C'était trop tôt. Cependant, il fallait qu'il la rassure sur le sort de son frère. Il saisit alors son téléphone portable dans la poche de sa veste et composa le numéro de Mika. Celle-ci répondit presque immédiatement.
« T
ohma ?
- Oui.
- Tu as retro
uvé Eiri ?
- Oui.
Il va bien ne t'en fais pas.
- Dieu m
erci. Que s'est-il passé ?
-
Plus tard.
- Mais...
- Désol
é, je dois te laisser. Je serais probablement de retour dans la soirée.
- Att... »
Sa
ns lui laisser le temps de parler, il raccrocha puis appela l'aéroport afin de réserver une place pour Tokyo. Son avion décollerait à onze heures. Il avait encore quelques heures pour régler des affaires en suspens pour le compte de la NG. Être président de la plus grosse maison de disque du Japon n'était pas une mince affaire... Bien au contraire. C'était une tâche épuisante où il devait mêler avec subtilité fermeté et manipulation. Mais tout cela n'était pas sans avantage. Le premier était bien évidemment financier. Le second était les multiples contacts qui lui avaient évités bon nombre de démêlés avec la justice. Car, il devait l'avouer, les méthodes qu'il employait pour parvenir à ses fins n'étaient pas toujours sans risque...

****
*******************

«
Att... »
Trop tard. Il avait raccro
ché. Mika soupira. Elle devrait attendre avant de pouvoir obtenir la moindre information. Cependant, elle sentait que quelque chose n'allait pas. Plutôt que de percevoir le moindre soulagement dans la voix de son mari, elle avait ressenti de la fatigue et peut-être même de la peine. Quelque chose clochait. Elle ne pensait pas que Tohma lui ai menti, si ça avait été le cas, il ne l'aurait pas appelé, mais il s'était passé quelque chose. C'était probablement ce qui expliquait la brièveté de leur conversation. Elle devait en avoir le c½ur net. Elle appuya sur la touche rappel.
« Votre correspond
ant est occupé... »
Elle soupira
et décida de réessayer plus tard. Son inquiétude persistait pourtant et ne la quitta pas de la journée.

*********
**************

17h00

Calé d
ans un confortable fauteuil de la première classe d'un avion, Tohma redoutait son retour au Japon. Il n'avait aucune envie de se justifier quant à son départ imprévue. Pas plus qu'il n'avait envie de parler à qui que ce soit.
Il
ferma les yeux, essayant de trouver la paix à travers le sommeil. Cependant, dès qu'il fermait les yeux, il revoyait Eiri tremblant, âgé de seize ans, un revolver à la main, et une mare de sang devant lui. Ou bien adulte, prêt à mettre fin à ses jours. Plus il repensait à ces images, plus la culpabilité se faisait insistante, le rongeant de l'intérieur comme un poison lent. Sans même parler de la migraine qui commençait à se faire cruellement sentir. Il porta la main à sa tête en réprimant un gémissement de douleur.
« Excusez-moi, vous all
ez bien ? »
Tohma refoula un s
ursaut. Il ne s'était pas rendu compte qu'un homme s'était assis à côté de lui. Il était de taille moyenne, ses cheveux bruns et ses yeux noirs bridés, ainsi que la langue dans laquelle il s'exprimait attestaient qu'il était d'origine japonaise.
« Hum... oui,
ça va.
- Attendez, je vous
connais ! vous êtes Seguchi Tohma des Nittle Graspers, n'est-ce pas ? se récria l'homme.
- C'est exac
t.
- Je suis l'un de
vos plus grands fans. J'adore ce que vous faites. Je suis votre parcours depuis le début. J'ai même prit des cours de piano grâce à vous ! J'admire sincèrement votre travail.
- M
erci beaucoup.
- Je m'appelle Kairi Tomoe.
- Enc
hanté.
- Dite
s-moi, est-ce qu'il serait possible d'avoir un autographe s'il vous plaît ? »
Tohma acq
uiesça dans l'espoir que le dénommé Kairi le laisse tranquille, mais c'était sans compter le caractère extraverti du jeune homme. Il semblait tellement heureux de rencontrer son idole qu'il ne tarissait plus d'éloges, d'anecdotes et d'histoires plus farfelues les une que les autres. Le voyage promettait d'être long et épuisant.

21h
00

L'avion se
pose enfin au grand soulagement du président de la NG. Il n'aurait pas supporté plus longtemps les idioties perpétrées par son voisin. Il avait réussi à conserver son habituel sourire chaleureux, mais là, c'en était trop. Il récupéra les quelques bagages qu'il avait emmené avec lui et quitta l'aéroport et appela un taxi.
« NG Corporation. » deman
da t'il.
Il n'avait pas envie de retourner chez lu
i et de subir l'interrogatoire de Mika. Cependant, cette dernière semblait avoir prévu sa réaction et il fut surpris lorsque, une fois dans son bureau, il la trouver assise sur la chaise en cuir qu'il occupait habituellement.

**********************
*

Mika entendit des bruits de pas derrière la por
te et devina qu'elle avait vu juste en pensant que son mari irait d'abord se réfugier dans les bureaux de la maison de disque.
Furie
use, elle s'approcha de lui dès qu'il eut fermé la porte. Elle mourrait d'inquiétude depuis plusieurs heures et Tohma ne trouvait rien de mieux que de la faire languir encore plus en tentant de l'éviter.

**********
*************

A ses yeux
emplis de colère, Tohma devina qu'il allait devoir subir les remontrances de sa femme. Il inspira autant pour se calmer que pour faire disparaître son mal de tête persistant, mais cela n'eut aucun des effets escomptés.
« Qu
'est ce que tu fais ici ? interrogea Mika.
- Je po
urrais te renvoyer la question.
- Je t'en pris T
ohma ! Tu refuses de me dire ce qui s'est passé à New-York, tu ne réponds à aucun de mes appels et maintenant tu m'évites. Tu pourrais au moins me dire ce qui se passe.
- Ce n'est rien.
- S'il n'y a
rien pourquoi ne veux-tu pas me parler ?
- ...
-
Je ne te comprends plus ces derniers temps. Tu passes ton temps enfermé dans ce bureau. Je comprends bien que tu t'inquiète pour mon frère mais je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter.
- Tu penses q
u'être Président de la NG est un travail simple ? demanda t'il durement, en serrant le coin de son bureau si fort que ses jointures devinrent blanches.
- Ce n'est qu'une excuse. Depuis le temp
s que tu occupes ce poste, tu ne t'es jamais montré aussi distant. J'en ai assez de ton absence. J'ai l'impression de vivre seule.
- Mais qu'est ce que tu voudrais que je fasse ? que je laisse tout tomber ? tu sais bien que je ne peux pas.
- Je ne te demande pas cela !
- Mais alors quoi ? » Tohma vo
ulait abréger le plus possible la conversation. Il était épuisé et son mal de tête ne faisait qu'empirer. Il se sentait vraiment mal.
« Un peu de présence
, c'est trop ?
- Pourquoi
?
- Pardon ?
- Pourquoi
tu me fais cette remarque maintenant ? pourquoi après tout ce temps ?
- Je... Mika hésita.
- Tu q
uoi ?
- Je voulais te l'annoncer avec plus de délica
tesse mais je crois que tu ne me laisse pas le choix. Je... suis enceinte !
- Quoi ?
- Oui, j'attend
s un enfant de toi. »

*****
******************

E
lle l'avait dit. Elle ne souhaitait pas avoir à le lui dire avec cette brutalité mais d'un autre côté, cela la libérait d'un poids. Cependant, la nouvelle sembla porter le coup fatal à Tohma. Lui qui était déjà pâle en arrivant vira au livide et, sans crier gare, il s'écroula au sol, inconscient.
« Tohma ! »
Elle se précipita vers lui. Ell
e porta une main sur le front de son mari. Il était brûlant de fièvre. Elle s'empara du téléphone pour appeler les secours mais se rendit compte qu'en ce dimanche soir personne ne travaillait. Les bâtiments de la maison de disque étaient vides et fermés. De plus, elle ne disposait pas des clefs. Si elle avait pu rentrer c'était grâce à Sakano. Sakano ! Bien sûr, il devait pouvoir ouvrir. Elle se leva et contourna le bureau présidentielle et s'emparant du téléphone, elle composa le numéro en s'obligeant à garder son calme. La sonnerie retentit plusieurs fois. Elle avait peur que le producteur ne réponde pas. Mais finalement, une voix se fit entendre.
« Oui
?
- Sakano ? c'est Mika Seguchi. Pardonne
z-moi de vous déranger aussi tard, mais j'ai besoin de votre aide.
- Il n'y a
pas de mal, nous étions juste en train de fêter le succès du concert d'hier avec Shuichi, Hiro...
- Sakano ! il faut que
vous veniez immédiatement à la NG. Tohma a fait un malaise, mais les bâtiments sont fermés et je n'ose pas le laisser seul.
- Le président ? nous arri
vons tout de suite ! »
Mi
ka raccrocha. Les minutes qui suivirent furent les plus longues de sa vie et ce fut non sans un certain soulagement mêlé à de la surprise qu'elle accueillit l'arrivée de la petite troupe. En effet, en plus de Sakano c'étaient K., les Bad Luck ainsi que les deux autres membres des Nittle Grasper (sans oublier Kumagoro !) qui étaient présents. En voyant son président étendue à terre ainsi, Sakano fondit littéralement en larmes avant de se faire rabrouer par K. Ce dernier, qui était le seul à avoir conservé son calme, souleva délicatement Tohma et commença à sortir de la pièce.
« Où allez-vous ?
- A l'hôp
ital. C'est bien pour cela que vous nous avez appelés, non ?
- Oui. Mais je viens également, déclara la jeune femme.
- E
t moi aussi. » C'était Noriko qui avait parlé. Elle était aussi proche de Tohma que de Mika et cette dernière semblait avoir grandement besoin d'une présence amicale à ses côtés.
M
algré le calme dont faisait preuve Mika, intérieurement, elle tremblait de peur et d'inquiétude. Une fois dans la voiture, elle s'installa derrière, Tohma allongé sur la banquette, sa tête reposant sur les genoux de sa femme. Rares étaient ceux qui connaissaient l'amour que se portait le couple. Beaucoup pensaient que c'était un mariage arrangé et d'autres, moins nombreux, pensaient que Tohma s'était marié à Mika pour rester près d'Eiri. Mais la vérité était tout autre. En effet, c'était grâce à Mika qu'il connaissait l'écrivain. Et même si le couple était peu démonstratif en public, il était certain qu'il s'aimait. La jeune femme repensa à leur première rencontre. Nittle Grasper n'était encore qu'un groupe anonyme qui allait passer pour la première fois à la télévision, et elle, styliste débutante avait du s'occuper d'eux. Le style du jeune pianiste ainsi que son fort caractère lui avait plu immédiatement. Sans qu'elle s'en rende compte elle était tombée sous son charme. Par la suite ils étaient revenus plusieurs fois et de fil en aiguilles, ils étaient devenus de plus en plus proche jusqu'à s'avouer leurs sentiments. Et puis un jour, Tohma avait rencontré le petit frère de Mika. Un garçon brimé du fait de son physique. Il ne ressemblait pas à un japonais et pour cette raison, il avait été rejeté par tous. Le musicien s'était prit d'affection pour lui. Au début, Mika s'était montré jalouse, mais Tohma lui avait expliqué les raisons de cet attachement et elle avait accepté. Il avait été comme Eiri. Tourmenté durant toute sa scolarité. Il était solitaire et avait deux ans d'avance par rapport aux autres élèves. Les adolescents de son âge le pensaient anormal et ceux de sa classe le prenaient pour un gamin qui n'avait rien à faire parmi eux. Il n'avait été libéré qu'une fois l'école quittée.
Un an plus tard, les Nittle Grasper
avaient du partir en Amérique. Leur succès ayant dépassé les frontières. Tohma avait proposé à Eiri de les accompagner. Il accepta et après plusieurs semaines, le drame se produisit. Mika ne sut pas qui, d'Eiri ou Tohma, avait été le plus bouleversé par ce qu'il avait vécu. L'un trahi et souillé, l'autre rongé par des remords persistants malgré les années.
« Mika ! » une
voix la tira de sa rêverie.

***********************

Noriko
observait la jeune femme par le biais du rétroviseur. Elle n'avait pas l'air bien, les yeux voilés, elle fixait les cheveux blonds de Tohma sans les voir pour autant, perdue dans ses pensées. Elle faisait peine à voir et Noriko n'arrivait pas à déterminer pour qui elle était la plus inquiète. Elle se tourna vers K.
« Nous arrivons bientôt ?
- D'ici cinq minute
s. » Il se tu un moment avant de reprendre. « Ne t'inquiète pas, tu sais comme moi que Tohma est bien plus solide qu'il n'en a l'air.
- Oui. Mais je
ne l'ai jamais vu dans cet état auparavant.
- Ne
t'inquiète pas » répéta-t-il aussi bien pour rassurer Noriko que lui-même.
K. n'avait jamais vu le
président manifester le moindre signe de faiblesse et il devinait aisément qu'il s'était passé quelque chose dans la vie du jeune homme pour qu'il soit si mal. Troublé par cela, il faillit manquer l'hôpital. Se rattrapent in extremis, il fit entrer la voiture noir sur le parking et se gara devant l'entrée. Descendant du véhicule, il s'aperçut que Mika ne réagissait pas. Il lança un regard éloquent à Noriko. Cette dernière comprit et se retourna vers son amie et l'appela doucement.
« Mika... »
P
as de réaction.
« Mika. »
Aucun mouvement.
« Mik
a ! »
Elle releva la tête.
« Nous y sommes. »

*****
******************

Elle leva les yeux et vit deux
yeux noirs l'observer avec inquiétude.
« Nous y
sommes »
Elle mit quelques se
condes avant de comprendre le sens de ses paroles puis, réalisant, elle bougea avec d'infinie précaution et sortit de la voiture. Noriko posa une main amicale sur son épaule.
« Ca
va aller. Ne t'en fais pas.
- hum...
- K. est parti che
rcher des ambulanciers et un médecin. Nous serons fixés d'ici peu de temps.
- Je sais
mais... j'ai l'impression que tout est de ma faute.
- Ta faute ? ne dis pas de bêtise.
- Il vient juste de rentre
r de New-York, et moi je n'ai rien trouvé de mieux que de lui faire des reproches dès son arrivée. Je n'ai pas cherché à savoir comment il allait. Et j'ai été trop brutal en lui annonçant.
- Q
u'est ce que tu veux dire ?
- C'est de
ma faute. J'étais inquiète et lui rentrait directement à son bureau plutôt que chez nous. J'étais énervée. Je n'ai pas fait dans la dentelle.
- Qu'est ce que tu lui as dit Mika ?
- Je lui ai que j'ét
ais enceinte de lui.
- C'es
t vrai ? mais c'est génial !
- Tellement génial qu'il en a fait un malaise ! J'aurais du voir avant qu'il allait mal...
- Arrête de te faire du
mal comme ça. Tu ne pouvais pas prévoir. »
L'arrivée de K
. et de brancardiers dispensa la jeune femme de répondre. Elle ravala du mieux qu'elle put les larmes qui menaçaient de couler et expliqua brièvement ce qui s'était passé au médecin qui lui faisait maintenant face avant de le suivre dans le vaste bâtiment blanc.
Une demi-heure passa av
ant qu'elle ait le droit à une quelconque information. Puis un homme arriva, vêtu d'une longue blouse blanche. Il était de grande taille et plutôt bel homme.
« Mme Seguchi
?
- Oui.
- Votre mari
va bien. Il devrait se réveiller d'ici quelques heures. Son évanouissement était simplement du à une grande fatigue et probablement à un choc émotionnel important. Nous allons le garder un jour ou deux en observations et tout rentrera dans l'ordre.
- Tr
ès bien. Merci. »
Elle était soulagée. T
erriblement soulagée. Dans la panique elle s'était imaginé le pire et maintenant qu'elle savait, elle se sentait stupide. Elle demanda au médecin de lui indiquer la chambre de Tohma avant de s'y rendre, suivit de K. et Noriko qui avaient refusé de la laisser seule. Arrivée devant la porte, Mika s'arrêta et se retourna vers ses amis.
« Ca
va aller maintenant. Je vais attendre qu'il se réveille.
- T
u es sûre ?
- Oui. Merci d'ê
tre resté. Je vous tiendrais au courant. »
Après un bref a
u revoir, Mika tourna la poignée froide de la porte. Son c½ur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'elle aperçut Tohma dans le lit d'hôpital. Elle détestait les hôpitaux depuis que sa mère y était morte. Inspirant un grand coup pour se donner du courage, elle entra, refermant la porte derrière elle. Elle prit une chaise et vint s'asseoir au chevet du jeune homme, serrant doucement sa main dans la sienne. Elle attendit longtemps, finissant par s'endormir.

*
**********************

Lor
squ'il se réveilla, il ne comprit pas immédiatement où il était ni ne se rappela ce qui s'était passé. Son esprit était brumeux et le simple fait d'ouvrir les yeux lui donnait des vertiges. Après quelques minutes, ses pensées devinrent plus clair et il se souvint de tout. New-York, Mika, son malaise... Alors qu'il amorçait un geste pour se redresser, il prit conscience d'un poids sur son corps. Baissant le regard, il aperçut Mika, les traits tirés qui dormait. Il esquissa un léger sourire, se rendant compte de l'inquiétude que son évanouissement avait pu provoquer. Il caressa tendrement les cheveux de la jeune femme en prenant garde à ne pas la réveiller. Mais son sommeil devait être léger car elle ouvrit les yeux en sentant le doux contact de cette main si familière. Elle se releva et vit Tohma éveillé. Essayant de masquer du mieux qu'elle put sa joie et sa surprise, elle lui demanda :
« Est-ce que ça va ? t
u te sens mieux ?
- Je suis
juste un peu fatigué. Désolé de t'avoir inquiété.
- Ce n'
est pas à toi de t'excuser. Je n'aurais pas du t'agresser de la sorte à ton arrivée. J'aurais du attendre le bon moment pour te parler...
- Alor
s je ne l'ai pas rêvé... Combien de temps ?
- Je suis
enceinte depuis cinq semaines.
- Et depuis quand le sais-tu ?
- Un peu plus d'une semaine.
- Je vois.
- Tu m'en veux
de ne pas te l'avoir dit plus tôt ?
- Bien sûr que non. L
'essentiel c'est que tu ailles bien. »
Ils se turent un m
oment puis Tohma reprit la conversation comme si de rien était, se mettant à raconter ce qui s'était passé à New-York. Cela le soulageait et lorsqu'il eut finit, il se sentit bien mieux, reposé, le c½ur léger.

******************
*****

Quelques semaines plus
tard...

Dans
une salle d'examen, Mika passait sa première échographie, accompagnée de Tohma. Anxieuse, elle fixa le médecin jusqu'à ce qu'il se décide à parler.
« Monsieu
r, je crois qu'il serait mieux pour vous que vous asseyez. »
Tohma obtempéra, une crai
nte naissant dans son esprit. Allait-on leur annoncer une mauvaise nouvelle ?
« L'écho
graphie à montré que vos bébés n'ont aucun problème pour le moment.
- Nos ?
- Vous att
endez des jumeaux. »


FIN !


pix : avec un peu d'imagination, on peut croire que c'est Tohma XD

# Posté le lundi 11 juin 2007 06:52